Une voix puissante de contralto, des inflexions proches de la musique noire, une mise en place impeccable, un sens aigu du swing. Telle est cette chanteuse que son premier album, « Introducing Robin McKelle », propulsa en tête des charts. Elle y était accompagnée par un big band
de fort belle tenue et renouvelait avec bonheur l'art des chanteuses de l'époque swing, les Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Sarah Vaughan, Helen Humes, voire Chris Connor qui se rendit célèbre auprès de Stan Kenton
dans les années 50. Il va sans dire que, loin d'être une nostalgique des époques révolues, Robin McKelle excelle à marier répertoire ancien, qu'elle revisite de fond en comble, et sonorités contemporaines. Son originalité tient précisément à cette alchimie entre jazz, pop et soul,
et elle n'est jamais meilleure que lorsqu'elle est accompagnée par une bonne section de cuivres, comme c'est le cas ce soir.
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