CASANEGRA, une lumière crue sur la ville
Par : Nordine Mestari
Depuis sa sortie début 2009, le film CASANEGRA de Nourdine Lakhmari a fait couler beaucoup d'encre, enthousiasmant les uns et dérangeant les autres. Primé à Dubaï et à Bruxelles, c'est à lui qu'échoit l'honneur de représenter le Maroc aux Oscars 2O10. Projeté en octobre dans les salles françaises, il fut l'occasion pour les MDM de découvrir une représentation de la société marocaine rarement portée à l'écran.
Avec Casanegra, on a l'autre visage de Casablanca, celui qu'on ne voit jamais à la télévision et dont on ne parle jamais. Nourdine Lakhmari met en scène la dualité de Casablanca, à la fois Casa la blanche et Casa la « Negra ». Cette dualité, nous autres MDM, la ressentons lors de nos voyages sans vraiment la comprendre. Or là, elle est portée à l'écran sous une lumière crue et sans artifices. Avec ce long métrage poignant qui nous projette dans les bas fonds de la ville, on se croirait presque dans une version marocaine de « La haine ». Les vues en contre-plongée qui participent de la qualité du film rappellent par ailleurs un certain cinéma américain.
Le film relate l'histoire de Karim et Adil, deux zonards casablancais. Amis d'enfance, ils sont chômeurs tous les deux. Karim fait travailler des enfants comme vendeurs de cigarettes au détail tandis que Adil fantasme sur une carte postale de Malmö, une ville de Suède, son rêve étant d'émigrer dans ce pays. Lakhmari a réussi la gageure de mettre en image une grande partie des problématiques de la société marocaine. Karim qui entretient toute sa famille, refuse de connaître le même sort que son père, un vieux monsieur handicapé qui a travaillé toute sa vie dans une usine pour mille dirhams par mois. Le jeune zonard tombe amoureux d'une bourgeoise Nabila et se confronte à la réalité des classes sociales. Adil, pour sa part, vit avec sa mère et son beau père. Celui-ci les bat constamment mais sa mère refuse de divorcer une seconde fois à cause des « qu'en- dira-t-on ? ». A ces deux personnages, s'ajoute Zirek une sorte de Tony Montana à la marocaine, avec une perceuse à la place du M16, joué magistralement par un Mohamed Benbrahim au sommet de son art.
3adil baghi imchi 3and ibrahimovic malmò hhahahahhahahahha
charafino85 4 months ago
:)
mizo448 6 months ago