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Un OUI devient possible : 25 octobre 1995

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Uploaded by on Jan 9, 2010

Le 25 octobre, c'est au tour des partisans du oui de tenir un grand rassemblement à l'auditorium de Verdun. Les militants souverainistes sont venus entendre leurs trois chefs, Lucien Bouchard, Jacques Parizeau et Mario Dumont, donner la réplique aux fédéralistes. Si les choses ne tournaient pas rond pour les souverainistes au début du mois d'octobre, « tout baigne dans l'huile » depuis que Lucien Bouchard a pris les commandes du camp du oui. L'effet Bouchard prend tellement d'ampleur auprès des Québécois que le oui est désormais en avance dans les sondages.

L'offre de dernière minute des fédéralistes de conférer le statut de société distincte au Québec rebute les souverainistes. Le 19 octobre, dans une assemblée de 1200 jeunes souverainistes réunis au Spectrum de Montréal, Jacques Parizeau affirme : « On ne veut pas de société distincte, on veut un pays à nous. »

Quant à Michel Gauthier, leader parlementaire du Bloc québécois, il rejette la motion de société distincte déposée à l'instigation de Frank McKenna, car elle arrive trop tard.

Malgré sa forte popularité, Lucien Bouchard se retrouve sur la sellette après certaines déclarations maladroites. Le 14 octobre, il tient des propos controversés sur les femmes alors qu'il tente de gagner leur faveur. En abordant le thème des problèmes démographiques du Québec, il décrit les Québécois comme « une des races blanches qui a le moins d'enfants ». Outrés, les fédéralistes crient au racisme, alors que les regroupements de femmes exigent des excuses.

Le jour suivant, le chef du Bloc québécois soutient que la souveraineté n'entraînera aucun coût ni difficulté économique. Une affirmation fausse et exagérée selon le camp du non.
Un oui devient possible

• Le 10 octobre, Jacques Parizeau s'engage à ne pas augmenter le fardeau fiscal des Québécois pendant les deux ans suivant la victoire du oui. Jacques Parizeau justifie son optimisme par l'économie de 2,7 milliards de dollars, d'après les études commandées par Richard Le Hir, qu'apporterait la fin des dédoublements entre Québec et Ottawa.

• Pour sa part, Daniel Johnson soutient que la souveraineté entraînera la disparition de 92 300 emplois.

• Les Cris du Nord-du-Québec disent non lors d'un référendum tenu le 24 octobre. Les 4849 Cris déclarent à 96,3 % vouloir demeurer dans le Canada dans l'éventualité d'un oui gagnant au référendum du 30 octobre. Le grand chef Matthew Coon Come affirme que les Cris ont, tout comme les Québécois, le droit de déterminer leur avenir.
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