Le 18 août 2011 j'ai reçu par email le scan d'un article dans Libération. La page entière était scannée et j'ai pu lire, dans la marge, la terrible nouvelle. Pas même une brève, rien qu'une annonce dans le carnet des arrivées et des départs. Un hasard, vraiment. Un horrible malentendu, une affreuse méprise. Un mauvais canular.
Je ne connaissais pas Katerina Golubeva, mais il m'arrivait souvent de la croiser, là-haut, à Jourdain, et aussi plus haut, dans ses films.
Alors j'ai fait ça dans la nuit, après avoir revu Pola X.
J'ai fait ça pour apaiser la terreur qui guette chacun de nos gestes et qui frappe n'importe quand, n'importe où.
Au début on entend Julos Beaucarne qui parle de Louise Hélène France, partie trop vite sans doute. À la fin on entend Gérard Depardieu qui évoque une conversation avec Maurice Pialat dont le fils est, peut-être, né trop tard.
Trop tôt, trop tard... La faucheuse s'en fout. Elle fauche ; c'est tout.
Et, à propos de la phrase de Pialat à la fin : « C'est la seule raison de vivre, de faire attention aux femmes... » Comme on le voit avec Isabelle qui prend Pierre dans ses bras, c'est de principes (féminin/masculin) qu'il s'agit, autant que d'individus (femmes/hommes). Isabelle ne vit que pour faire attention à Pierre ; et Pierre meurt de n'avoir su faire attention ni à Isabelle, ni à Lucy, ni à Mary ; ni à lui-même.
*** *** *
Post scriptum :
C'est par maladresse et par ignorance que j'ai commis ce montage-hommage. Je ne savais rien. D'ailleurs je ne sais toujours rien, mais surtout je ne juge personne. Il manquerait plus que ça.
Καὶ μὴ κρίνετε, καὶ οὐ μὴ κριθῆτε· καὶ μὴ καταδικάζετε, καὶ οὐ μὴ καταδικασθῆτε. ἀπολύετε καὶ ἀπολυθήσεσθε·
Luc VI:37
Link to this comment:
All Comments (1)