Alert icon
We're changing our privacy policy. This stuff matters.  Learn more  Dismiss

chansons historiques de France 192 : la défense de Paris , 1870

Loading...

Sign in or sign up now!
Alert icon
Upgrade to the latest Flash Player for improved playback performance. Upgrade now or more info.
5,887
Loading...
Alert icon
Sign in or sign up now!
Alert icon

Uploaded by on Sep 6, 2009

paroles : Anonyme Musique : sur l'air de Fualdès
ballade assez juste sur le siège de Paris pendant la guerre de 1870 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_Paris_(1870)

interprétation : Mouloudji , album "la Commune en chantant"

Non jamais sur cette terre
On ne vit en vérité,
Pareille calamité,
Ni plus affreuse misère,
Que celle que lon subit
Sous le siège de Paris.

Paris ! cette ville aimable,
Qui donc ose lassiéger ?
Serait-ce cet étranger,
Quavec un accueil affable
Elle admettait dans son sein ?
Oui, cest lui son assassin.

Cest daccord avec linfâme
Celui qui livra Sedan :
Bonaparte, ce tyran !
Ce gredin sans cœur, sans âme !
Que la Prusse avec ardeur,
Accomplit notre malheur.

Lors du fameux plébiscite,
Sans tous ceux quont voté oui
On naurait pas aujourdhui
Cette guerre tant maudite :
Paris qui ny est pour rien
À cette heure en souffre bien.

Que de chagrin, que de peine !
Pour un moment dabandon ;
Si lon avait voté non,
La France Républicaine,
Pour linstant, ne serait pas
Dans un si triste embarras.

Quand on pense que nous sommes
Privés de relations,
De communications,
Avec le reste des hommes ;
Du monde pour nous le bout
Ne va pas même à Saint-Cloud.

Quand le ballon nous emporte
Dans tous les départements.
Des lettres pour nos parents,
Jamais il ne nous rapporte
Les réponses, ce qui fait
Quon en est très inquiet.

Nous navons de leurs nouvelles
Quau moyen de nos pigeons ;
Mais des Prussiens, les faucons
Les chassent à tire-daile :
Sur dix, il en revient deux ;
On le voit, cest très chanceux.

Laspect de toutes nos rues
Est lugubre, car, hélas !
On a supprimé le gaz
Même avant une heure indue,
Et les magasins, le soir,
Font vraiment du mal à voir.

Dailleurs, toutes les boutiques
Nont plus rien détalagé,
A part chez le boulanger,
Cest en vain que les pratiques
Chercheraient quoi que ce soit ;
On na plus même de bois

Car dans cet horrible siège
On est bien privé de tout ;
Mais de chauffage surtout,
Et sur nos toits, blancs de neige,
Lhiver, en signe de deuil,
Vient étendre son linceul.

Un jour une pauvre mère
Privée de bois, de charbon,
Attend la distribution
Une journée tout entière ;
Dans ses bras cruel effroi !
Son enfant est mort de froid !

On a vu dans les tranchées
Des soldats, de froid périr ;
Ils préféreraient mourir
Dune mort plus recherchée,
Vis-à-vis de lennemi
En défendant le pays.

Et nos pauvres ménagères
Attendent en pataugeant,
Souvent trois heures durant,
Pour obtenir dordinaire
Un pot-au-feu de cheval
Ce brave et noble animal.

Cest en pleurant quon le mange,
Et lon nen a pas toujours ;
Il arrive bien des jours
Que, par force, lon sarrange
Dun plat, qui nest pas très gros,
De riz cuit avec de leau.

Il est des êtres rapaces !
Jen rougis ; mais des marchands
Exploitent les pauvres gens ;
Jugez où va leur audace,
Ils vendent un mauvais chou
Jusqu'à des six francs dix sous.

On se nourrit dépluchures,
De chats, de chiens et de rats ;
On vend des choses au tas
Que lon jetait aux ordures ;
Mais on sen repaît enfin,
Pour ne pas mourir de faim.

Dans une pauvre mansarde,
Située rue Desnoyers
La femme vient dexpirer,
Et, seul, son mari la garde ;
Quand, privé de tout secours,
De faim, il meurt à son tour.

Et le matin quand on rentre
De la garde rempart,
Des pommes de terre au lard
Feraient tant de bien au ventre ;
Mais ce légume est passé ;
Du moins, cest pour les blessés.

Or, toutes les ambulances
Que lon a fait à grands frais,
Sont pleines, ou à peu près
Sans compter ceux que la France,
Parmi ses enfants perdus,
Ne reverra jamais plus !

Que de mères en alarmes !
Gémissent en ce moment
Sur le sort de leurs enfants
Qua trahi celui des armes ;
Mort sous le plomb meurtrier,
Ou tout au moins prisonnier !

Moralité

Eh ! bien de tous ces ravages,
Nous souffrons sans murmurer ;
Loin de nous désespérer
Ils augmentent nos courages :
On ne vaincra pas Paris,
Tant que nous serons unis !

Category:

Education

Tags:

License:

Standard YouTube License

  • likes, 0 dislikes

Link to this comment:

Share to:
see all

All Comments (6)

Sign In or Sign Up now to post a comment!
  • @Cantilius merci pour cette réponse, qui me satistait totalement, c'est vrai, que les 33 tours n'avaient qu'une certaine autonomie .. amitiés de normandie

  • @76680papoune :

    Probablement parce que c'était trop long car il y avait beaucoup d'autres chansons à faire tenir dans ce disque sur la Commune (c'était un vinyl 33t qui durait beaucoup moins longtemps que les CD).

  • Merci, très belle chanson.

  • pourquoi tous les couplets ne sont ils pas chantés? serait ce à l'époque une sorte de censure? merci pour la réponse..

  • @SiwaComeOn intéressant, c'est dommage que l'on parle si peut de cette partie de l'histoire.

Loading...

Alert icon
0 / 00Unsaved Playlist Return to active list
    1. Your queue is empty. Add videos to your queue using this button:
      or sign in to load a different list.
    Loading...Loading...Saving...
    • Clear all videos from this list
    • Learn more