Le roi Albert II a appelé mercredi, dans son traditionnel discours de Noël, à la constitution rapide d'un nouveau gouvernement et à la poursuite des travaux du dialogue interinstitutionnel.
Alors que le gouvernement d'Yves Leterme est tombé vendredi sur des soupçons d'influence de l'exécutif sur la magistrature contraire à la séparation des pouvoirs, Albert II souligne que la crise politique actuelle "trouve son origine dans la crise financière internationale et ses répercussions en Belgique dans le domaine judiciaire".
Il en appelle au sens des responsabilités de chacun pour la formation rapide d'un nouveau gouvernement, qui soit à même tant d'affronter les défis économiques, sociaux et financiers urgents que d'avancer dans la réforme de l'Etat.
En cette période où son "explorateur" Wilfried Martens consulte les responsables politiques pour trouver une solution à la crise née de la chute du gouvernement Leterme, le Roi, plus que jamais contraint à un devoir de réserve, cantonne sans surprise cette crise politique à deux phrases de son discours, réservant le reste à la crise financière internationale et au blocage des négociations sur la réforme de l'Etat.
Albert II se fait didactique lorsqu'il rappelle les tenants et aboutissants de la crise des subprimes, répercutant la volonté du gouvernement démissionnaire de participer à la création de "nouvelles manières d'agir ensemble", tant sur le plan européen qu'au niveau mondial.
Il n'hésite pas à rapprocher la crise financière actuelle de celle des années '30, et la réponse à y apporter de celle qui fut décidée lors de la conférence de Bretton Woods en 1944. Le souverain évoque au passage les réponses apportées par les autorités belges, européennes et internationales.
Abordant la question du dialogue interinstitutionnel, en panne depuis la crispation francophone sur le nouveau refus du ministre flamand Marino Keulen de nommer les trois candidats-bourgmestres de la périphérie bruxelloise, Albert II dit espérer que ces travaux "se poursuivent", et ce dans un "esprit constructif" et une "indispensable discrétion".
L'enjeu dépasse les frontières du royaume, ajoute-t-il en évoquant des propos de l'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.
Cette dernière avait affirmé le besoin mondial d'une entente des cultures, relevant l'exemple d'une Belgique qui a toujours vécu avec deux cultures qui se sont entendues malgré des différences.
Merci, meilleurs voeux!
Laurie98 3 years ago
De rien.
Je trouve que le roi à fait un superbe discours. C'est pourquoi j'ai décidé de mettre celui-ci sur youtube. Malheureusement, les medias ne véhiculent pas assez le discours de notre roi. Vive le roi et vive le peuple et vive la Belgique.
horotos 3 years ago