Banyuls-sur-mer le dimanche 15 mai 2011. Jean Rede maire UMP et Joseph Ufarte président de la section Roussillon 660 de l'Union Nationale des Parachutistes inaugurent le "rond-point général Marcel Bigeard". Avec un discours du président de l'UNP.
Interrogatoires, enfin, qui ont permis de gagner une bataille : celle d'Alger ; mais qui ont également contribué à la perte de la guerre : celle d'Algérie, en ruinant a priori la légitimité de toute action militaire et de toute planification constructive de la métropole en AFN.
source(s): "le dossier Jean Muller" Témoignage Chrétien n°38 (1956), L'affaire Audin (édition de minuit 1989), Général Paris de la Bollardière (Desclée 1972)
mortes ou vivantes, qui toutes exhibent les stigmates de « la question » : affaire Audin, affaire Alleg, affaire Boumendjel, etc.. L'armée est sur la sellette.
Interrogatoire(s). Le terme se banalise avec l'intervention des parachutistes dans les opérations de maintien de l'ordre. Simultanément, le général Paris de la Bollardière4, pourtant l'un des créateurs de ce corps d'élite, renonce à son commandement en protestation contre le recours systématique à « l'interrogatoire " poussé " ».
L'emploi du terme torture signale aussi des ruptures entre l'armée professionnelle et les appelés, et parmi les professionnels eux- même.
au combat, en 1956, l'appelé J. Muller en dénonce les pratiques. Un groupe de militaires, la justifie en 1957. Cette voix défend théologiquement l'application de la peine vindicative et médicinale. Des affaires émergent, qui remettent en cause les « méthodes " policières " » auxquelles l'armée a recours.
Lié à une forte polémique, le mot torture et son synonyme direct, légal, interrogatoire(s), apparaissent conjointement dans le rapport d'enquête de l'inspecteur général Wuillaume qui, en 1955, face à des dénonciations, se penche sur l'efficacité des sévices au sein de la police française d'Algérie. Ils réapparaîtront plus de quinze années après, dans La vraie bataille d'Alger, ouvrage du général Massu, qui en assume la pratique généralisée.
Torture(s) est sans doute le terme qui, dans le cadre de la guerre d'Algérie, a signifié pour plus d'une génération la rupture du lien de légitimité qui unissait l'armée à la nation ; il a également signifié la réduction à néant du mythe civilisateur du colonisé recevant la lumière du colonisateur.
Torture, le mot couvre, d'un silence gêné, tout discours militaire lorsqu'il s'agit d'aborder la « pacification » de l'Afrique française du Nord (AFN). Et pourtant, que de synonymes !
Interrogatoires, enfin, qui ont permis de gagner une bataille : celle d'Alger ; mais qui ont également contribué à la perte de la guerre : celle d'Algérie, en ruinant a priori la légitimité de toute action militaire et de toute planification constructive de la métropole en AFN.
source(s): "le dossier Jean Muller" Témoignage Chrétien n°38 (1956), L'affaire Audin (édition de minuit 1989), Général Paris de la Bollardière (Desclée 1972)
ArtyMori 9 months ago
mortes ou vivantes, qui toutes exhibent les stigmates de « la question » : affaire Audin, affaire Alleg, affaire Boumendjel, etc.. L'armée est sur la sellette.
Interrogatoire(s). Le terme se banalise avec l'intervention des parachutistes dans les opérations de maintien de l'ordre. Simultanément, le général Paris de la Bollardière4, pourtant l'un des créateurs de ce corps d'élite, renonce à son commandement en protestation contre le recours systématique à « l'interrogatoire " poussé " ».
ArtyMori 9 months ago
L'emploi du terme torture signale aussi des ruptures entre l'armée professionnelle et les appelés, et parmi les professionnels eux- même.
au combat, en 1956, l'appelé J. Muller en dénonce les pratiques. Un groupe de militaires, la justifie en 1957. Cette voix défend théologiquement l'application de la peine vindicative et médicinale. Des affaires émergent, qui remettent en cause les « méthodes " policières " » auxquelles l'armée a recours.
Ces affaires portent le nom des victimes
ArtyMori 9 months ago
Lié à une forte polémique, le mot torture et son synonyme direct, légal, interrogatoire(s), apparaissent conjointement dans le rapport d'enquête de l'inspecteur général Wuillaume qui, en 1955, face à des dénonciations, se penche sur l'efficacité des sévices au sein de la police française d'Algérie. Ils réapparaîtront plus de quinze années après, dans La vraie bataille d'Alger, ouvrage du général Massu, qui en assume la pratique généralisée.
ArtyMori 9 months ago
Torture(s) est sans doute le terme qui, dans le cadre de la guerre d'Algérie, a signifié pour plus d'une génération la rupture du lien de légitimité qui unissait l'armée à la nation ; il a également signifié la réduction à néant du mythe civilisateur du colonisé recevant la lumière du colonisateur.
Torture, le mot couvre, d'un silence gêné, tout discours militaire lorsqu'il s'agit d'aborder la « pacification » de l'Afrique française du Nord (AFN). Et pourtant, que de synonymes !
ArtyMori 9 months ago