Très agréable, cette session interview en forêt, sollicitée le jour même et organisée à l'arrache. Le beau temps, la douceur et la lumière de fin d'après-midi étaient de la partie.
Bien sûr, comme chaque fois on aimerait faire partager à la journaliste tout son amour de cette forêt, tous les projets que l'on tente de faire émerger, une vision d'avenir harmonieuse et positive. Mais le format TV s'impose et d'une heure d'entretien, 110 secondes restent, lacunaires et assez approximatives, jamais tout à fait centrées sur ce qui est important à nos yeux.
C'est bête, après coup, j'ai regretté que la reportrice ne m'interroge pas sur cette manoeuvre désespérée des promoteurs du status-quo stérile, cette initiative de classement UNESCO sortie du béret fumant d'un anachronique adversaire du Présent, à moins que ce ne soit de la cervelle manipulatrice de quelque spécialiste de l'agit-prop en mal de Cause pour régénérer sa capacité de nuisance.
Autrement, je lui aurait répondu que les propriétaires ne sont pas informés de cette initiative (sinon ce que les médias locaux ont pu relayer) ; que, certainement il doit falloir leur accord pour prétendre faire bénéficier leur patrimoine d'un statut protecteur supplémentaire mais que, surtout, ce n'est pas de labels, dont a besoin la forêt, mais d'un statut renouvelé, répondant aux nouveaux besoins de la population d'aujourd'hui et à la nécessité de remettre en marche le rôle économique de ce massif.
Mais, ne boudons pas notre chance, au moins une idée force est "passée" : ce sont bien les propriétaires qui sont responsables de ce que deviendra leur forêt.
(less info)