Amar Ezzahi ..Mohamed Ya ManZarou
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by moha4484 1 day ago
Sélection de playlists
Elhadj Mohamed el Anka
le cardinal cheikh chyoukh
Hadj El Anka ou M'Hamed El Anka, de son vrai nom Aît Ouarab Mohand Idir Halo, est un chanteur algérien, créateur et doyen du chaabi. Il est né à Alger le 20 mai 1907 dans une famille kabyle originaire d'Azeffoun dans les environs de Tizi-Ouzou.
Passionné de musique dès son jeune âge, il fréquente le café ou se produisait Cheikh Nador, avant d'intégrer sa troupe comme tambourineur (derbouka).
Cheikh NADOR, que El Anka à toujours considéré comme son maitre et inspirateur, lui apprit les règles de l'art Chaabi et conscient des grandes qualités que présentait son protégé, ne tarissait pas d'encouragements.
Au décès de Cheikh Nador, le jeune M'hamed reprit son flambeau, notamment grâce aux riches et nombreux diwanes (recceuils), gracieusement offerts par la veuve Nador.
Après quelques années d'animation de fêtes familiales, il procéda à la gravure de premiers disques, avant de se produire en 1928 devant le grand public et devenir très vite une personnalité de premier plan du monde musical. Popularité favorisée par les moyens modernes du phonographe et de la radio.
imprésario et chef d'orchestre, El Hadj M'hamed El Anka conduit sa troupe à partir de la fin des années 1930, dans des interprétations aussi riches que multiples. c'est ainsi qu'il se produisit simultanément dans les fêtes familiales, les salles de concert et les studios d'enregistrement.
une production prolifique le conduisit à enregistrer plus de 130 disques au format 78 tours, mais dont la limite de temps l'astreignait aux seul répertoire de chansonnettes. il lui était aussi de tradition d'animer des soirées artistiques dans les cafés maures, lors des veillées de Ramadhan. Dans ce cadre il se produisit à compter de 1943 et pendant des années durant au Café des Sports situé au 23 rue Bruces et au café de l'Espoir situé au 11 rue de Chartres, deux propriétés de Hadj Tamene Belkacem. à compter du début des années 1950, il ne se produisit qu'au café Malakhof dont il acquit la propriété.
avide de recherches et perfectionniste, il fréquenta assidument l'école Thaalibia pour parfaire sa maitrise linguistique arabe et fit plusieurs voyages de recherches et d'investigation au Maroc en quête de nouvelles qcidates héritées des grands maitres originaires en grande partie de ce pays.
Dans la deuxième moitié des années 1950, et en plein mouvement de libération, Hadj M'hamed El Anka suspendit son activité artistique en solidarité avec le mouvement de lutte de son peuple et suite à l'appel de boycott lancé par le FLN.
Doté d'une voix puissante à plusieurs octaves et d'une virtuosité instrumentale, il demeure le maitre incontesté du Chaabi aux interprétations souvent imitées mais jamais égalées. à l'indépendance de l'Algérie, il se vit confié la direction de l'orchestre national chaabi, fonction de laquelle il s'auto démis peu après en raison de divergences et d'incompatibilités avec la direction de la radio.
la technique d'enregistrement ayant évoluée et l'apparition du disque à format 33 tours ont permis l'enregistrement de qcidates entières, dans la tradition pure du chaabi, telles Ouelfi Meriem, Meknassia, Rbiia...
en 1970, une collaboration avec le parolier Mustapha Toumi, accouche de l'une de ses œuvres magistrales "Sobhane Ellah Ya ltif".
Les années 1970 ont vu des apparitions plus rares du maitre, entre fêtes familiales et récitals publics. Quelques centaines de chanceux ont assisté au récital donné en une date unique à la salle Atlas (ex Majestic) en 1975 et ou le maitre en dépit de l'âge et d'une sante déclinante a prouvé la plénitude de la maitrise de son art.
Il décède le 23 novembre 1978 dans sa ville natale et est enterré au cimetière d'El Kettar.

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Amar Ezzahi
cheikh leblad :
_(né en 1941) - Brillant auteur et interprète de Chaâbi.
De son vrai nom Amar Aït Zaï, Ezzahi est né le 1er janvier 1941 à Ain El Hammam (Tizi-Ouzou).
C'est en écoutant Boudjemaâ El Ankis, dans les années 60, qu'il aima le chaâbi.
En 1963, il rencontre cheikh Lahlou et Mohamed Brahimi dit cheikh Kebaili qui l'encouragent, lui remettent d'anciennes qacidate tout en lui donnant des conseils sur le rythme avec lequel ses textes étaient chantés.
Autodidacte, il apprendra le chaabi sur le tas.
Il aura la chance d'avoir, dans son orchestre, durant quinze ans, un musicien de talent qui lui a transmis plusieurs qacidate, il s'agit de cheikh Kaddour Bachtobdji avec lequel il a commence à travailler en 1964.
Son premier enregistrement date de 1968, Ya djahel leshab et Ya el adraâ furent les deux premières chansons de son premier 45t.
La musique et les paroles étaient de Mahboub Bati.
En 1971, il enregistre trois 45t et en 1976, deux 33t.
II compte trois chansons à la radio et quatre autres à la télévision.
Son unique cassette Ya rab El I bad sort en 1982.
Modeste, réservé, se confiant rarement, fréquentant souvent le café "El Kawakib", Amar Ezzahi, l'un des plus brillants interprètes du chaabi des années 70, disparaît pratiquement de la scène artistique à partir de 80 et n'est présent que lors des fêtes familiales.
Il réapparaît le 10 février 1987 dans un récital à la salle Ibn Khaldoun à Alger pour s'effacer à nouveau.

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Boudjemàa El ankis
né en 1927) - Maître du Chaâbi.
Né le 17 Juin 1927 à Alger, 1 ère Impasse du Palmier, Bir-Djebbah à la Casbah, au sein d'une famille pauvre et nombreuse.
Mohamed Boudjemaâ est originaire du village Ait Arhouna, commune de Tigzirt-sur-Mer.
Son père était coursier et magasinier chez le parfumeur Lorenzy.
Le jeune Mohamed, inscrit a l'école Brahim Fatah, obtient son certificat d'études primaires en 1939 a l'âge de onze ans et commence a travailler chez son oncle Hassaîne Boudjemaâ, propriétaire d'une crémerie, avant de rejoindre Sid Ahmed Serri, un autre mélomane au greffe de la cour d'Alger.
De 1939 à 1945, Mohamed Boudjemaâ qui rêve déjà de devenir El Ankis - El Anka était d'ailleurs originaire d'un village voisin de celui du jeune chanteur - s'essaie à la mandoline puis a la guitare, tout en écoutant et en enregistrant les grands maîtres.
Mais il a fallu attendre 1957 pour qu'il s'initie à l'arabe aidé par un oncle paternel.
Grâce aux leçons de Chouiter et de Mohamed Kébaili, dont la troupe travaillait sous l'égide du PPA à la fin des années 30, il fera la connaissance d'artistes tels que cheikh Said El Meddah, aussi prestigieux à l'époque que Mustapha Nador.
En 1942, l'apprenti qu'il était exécutera, pour la première fois en public, à l'occasion d'un mariage, halla Rssoul El Hadi Salli Ya Achiq.
Dans une troupe créée en 1945, Boudjemaâ évolue entre El Anka et Mrizek, les deux monstres sacrés de l'époque.
Il débute avec un répertoire de mdih comprenant essentiellement les qacidate Chouf li Ouyoubek ya Rassi, Ya Ighafel, Ya Khalek lachia, Zaoubna fi H'mak et El Baz, des poètes Ben Mssayeb, Ben Sahla, Bentriki, Benkhlouf, Kaddour El Allaoui et Driss El Amir.
Toutefois, une part importante du répertoire d'El Ankis lui fut transmise au début de la Seconde Guerre mondiale par Cheikh Said El Meddah, son voisin à notre Dame d'Afrique.
Grisé par le succès, il se met a faire un travail personnel d'arrangement musical et, au milieu des années 50, il se lance dans la chansonnette.
Tal al Djaffa, El Kawi, Goulou lichahlat ayyani sont les principaux titres de cette expérience qui tourna court du fait que la maison Philips dont le directeur artistique était Boualem Titiche, lui refuse ses ouvres. Découragé, il décide de ne plus chanter, casse son mandole et s'engage comme gardien d'un HLM à la cite Climat de France.
C'est aussi la guerre de libération qui commence.
Il ne fut pas épargné parce qu'il sera arrêté et torturé, à deux reprises par les services spécialisés de l'armée coloniale, en 1957 et en 1960.
Sa sortie de prison coïncide avec une reprise, mais plus celui de la chansonnette.
Djana El Intissar dont il est l'auteur des paroles et de la musique évoquant les manifestations du 11 décembre 1961 est un hymne à l'indépendance.
La jeunesse algérienne explose après tant d'années de servitude et recherche le rythme.
Pour la cibler, Boudjemaâ El Ankis fait appel à Mahboub Bati et des 1963, la "guerre" éclate : au lieu et place du chaâbi dur et pur, lourd et difficile à comprendre, le duo ressuscite la chansonnette.
Le marché et les ondes sont bombardés d'une soixantaine de tubes à succès dans la veine des Tchaourou 'Alia, Rah El Ghali Rah, Ah ya Intiyya.
Le secret de la réussite; des mots simples, du rythme et des thèmes qui traitent des préoccupations des jeunes. Le créneau sera exploité par des chanteurs plus jeunes tels que Amar Ezzahi, Guerouabi, Hassen Said et El Achab, mais le genre - la chansonnette- connaîtra son summum en 1970 et amorça son déclin a partir des années 80.
Grâce à l'instruction, aux progrès de l'arabisation, le chaâbi classique reprend le dessus et El Ankis abandonne la chansonnette et renoue avec les qaca'id .
Son répertoire compte plus de trois cents chansons allant du medh et du Tajwid au djed en passant par la chansonnette.
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elHachemi Guerouabi
(né en 1938 - 2006) - Maître du Chaâbi.
Né le 6 janvier 1938 à El Mouradia (Alger), il grandit à Bélouizdad (ex-Belcourt) où deux passions occupent son temps : le football et la musique.
Bon ailier droit, il jouera sa dernière saison en 1951-52, sous les couleurs de la Redoute AC.
Au début des années 50, il commença à s'intéresser à la musique et tout particulièrement à El-Anka, M'rizek, H'ssissen, Zerbout et Lachab.
Au music hall El Arbi, il se distingue en obtenant deux prix.
Grâce à Mahieddine Bachetarzi, il rejoint l'Opéra d'Alger, en 1953 à 1954, ou il chantera Magrounet Lehwahjeb qui fut un sucées.
Engagé à l'Opéra comme chanteur, il fera aussi de la comédie et jouera dans plusieurs pièces et dans de nombreux sketches dont Dahmane la chaire et Haroun Errachid.
Après l'indépendance, il rencontre Mahboub Bati avec lequel il enrichit ses connaissances, se perfectionne et enregistre des chansonnettes.
En 1962 et face à l'invasion des chansons occidentales et égyptiennes, il fallait trouver une place pour le chaâbi auprès des Jeunes.
Guerouabi introduit des changements sur le genre et, avec EI barah, il aura beaucoup d'impact.
Dans ce courant rénovateur auquel s'opposeront les conservateurs, on trouvera aussi El Ankis et bien entendu le compositeur Mallboub Bati.
Toutefois, El harraz et Youm EI Djemaâ ont la préférence de Guerouabi qui excelle d'ailleurs dans le mdih et les nabawiyates.
Il effectue un pélerinage à la Mecque en 1987.
Guerouabi qui a commencé à taquiner la mandale à l'âge de neuf ans a accumulé un capital immense grâce au contact et au travail assidu auprès de nombreux maîtres du genre.
Toutefois son prestige découle du fait qu'il a su apporter sa touche personnelle et broder une variante singulière sur l'étoffe commune qu'est le chaâbi.
Il n'a jamais cessé en fait, même pendant les moments difficiles de sa carrière, d'être à la hauteur de sa réputation, qui a largement dépassé les frontières nationales.
A son actif, des centaines de compositions, dont des adaptations de poèmes des XVI Iè et Xvlllè siècles.
Il en courage son fils Mustapha à le suivre sur le même chemin et chanter en duo avec lui en 1990.
Héritier populaire des grands maîtres du genre et figure emblématique de toute une génération, il renoue avec les textes fiévreux et les poésies qui ont fait sa renommée, dès et début des années 50.
La voix suave légèrement éraillée, le " rescapé" Algérois d'une musique qui s'évaporait de plus en plus dans la variété refait, au début des années 90, un retour éblouissant avec un CD sorti chez Sonodisc, en France, Le chaâbi des maîtres.
Cithare, piano, tablas, violons, banjos et guitare constituent l'instrumentation d'un répertoire classique revitalisé et toujours distillé en arabe dialectal, avec une diction et une sérénité extraordinaires.
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Kamel Messaoudi
(né en 1961) - Interprète de chaâbi.
Né le 30 janvier 1961 à Bouzaréah, sur les hauteurs d'Alger, il a grandi dans un quartier populeux de la peripherie de la même cite, au sein d'une famille modeste, entassée dans un appartement exigu niché au douzieme étage.
Au départ, respectant la trilogie des demunis (s'en sortir par le sport, le spectacle ou le trabendo), il est attire par le football.
Son père s'y oppose et suite à de très bons resultats scolaires préfère l'encourager a aller loin dans ses etudes.
Kamel suit le chemin du frère ainé qui s'adonnait à la musique et choisit la voie artistique.
Ses débuts, il les effectue en 1974, lorsque membre de l'unja, il monte un groupe chaâbi.
Sa voix posée et pathetique le fera vite remarquer, d'abord par les gars du quartier, ses premiers admirateurs.
A la tête d'une nouvelle formation, il anime en 1978, fêtes de mariages et de circoncision et son nom circule avec de plus en plus d'insistance.
Il lui faudra toutefois attendre 1985 pour tenter un essai discographique qui ne sortira jamais car le producteur décréta la mort du chaabi face à la déferlante raï.
Commercialisé sous forme de cassette en 1990, il n'obtient aucun succès.
Deux enregistrements suivront, mais la reconnaissance tarde à venir.
En 1991, coup de tonnerre dans un ciel endeuille par la violence ambiante: une cassette émerge: Echemaâ (La bougie), récitée avec conviction sur le mode sika sbania (flamenco), est un succès dans lequel toute une jeunesse se reconnait.
Subissant l'influence à la fois de Cheikh el Hasnaoui et de Dahmane el Harrachi, Kamel Messaoudi commet Ah Ya Dzaîr, un vrai manifeste ou le chaâbi renoue avec la réalité sans perdre de sa poèsie.
Très exigeant envers lui-même, il choisit méticuleusement ses sujets.
II préfère des chansons à thèmes et des paroles de choc qui laissent des empreintes.
Appréciant aussi bien Ezzahi que Georges Michael ou Magda Roumi, il est conscient que c'est grâce aux jeunes de sa génération tels Meskoud et Doumaz que le renouveau du chaâbi devient possible.
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About ♥ Ness ♪♫ Chaàbi ♥
Le Chaâbi est une musique citadine né dans la Casbah d'Alger au début du XXe siècle et qui signifie « populaire » en arabe.
Il est considéré comme un style qui constitue le versant « rugueux » du Malouf (la musique savante issue de la culture arabo-andalouse ottomanisée). Cheikh Nador est le premier précurseur de cette musique qui lance le maître et le créateur du Chaâbi algérien, El Hadj M'hamed El Anka.
Ce genre musical était connu sous le nom du Medh avant qu'il soit baptisé « Chaâbi » par le musicologue Safir El Boudali.
La musique Chaâbi se nourrie des sonorités du classique arabo-andalou et de la musique classique occidentale. Les instruments utilisés sont les percussions (Derbouka), le Tar (Tambourin), le mandole (une sorte de grosse mandoline), le banjo, le violon, le quanoun et parfois le piano.
Le Chaâbi est essentiellement interprété en langue arabe mais également en kabyle vu que la plupart des chanteurs chaâbi sont kabyles.
Le Chaâbi est une musique citadine né dans la Casbah d'Alger au début du XXe siècle et qui signifie « populaire » en arabe.
Il est considéré comme un style qui constitue le versant « rugueux » du Malouf (la musique savante issue de la culture arab...
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