Added: 4 years ago
From: 00zimprod
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  • La référence au " Désert " n' est pas du tout celle à je ne sais quel Sahara ou lieu isolé , mais à celui du Sinaï , que les Hébreux , le peuple de Dieu , traversèrent durant quarante ans , recevant la manne tombée du ciel pour se nourrir : les huguenots affreusement persécutés s'identifiaient , dans les Cévennes , à ces Hébreux ( les juifs , les Israélites ) , dans leur continuïté .

    Les " camisards " furent des paysans cévenols qui prirent les armes pour se défendre contre Louis XIV .

  • Le rassemblemen t annuel de l' " Assemblée du Déset " , dans les Cévennes huguenotes , rappelle l' époque où le protestantisme était interdit en France , période pendant laquelles des centaines de milliers de " huguenots " ( = protestants français ) furent contraints de revenir au catholicisme , tandis que d' autres centaines de milliers ( parmiles élites ) s' exilèrent vers les pays protestants bien que ce fût interdit , et qu' enfin , d'autres résistèrent dans la clandestinité du " Désert " .

  • voilà les paroles de ce magnifique chant. Si vous voulez suivre, il faut lire les commentaires dans l'ordre du dernier vers le premier.

  • Cévenols ( Huguenots ), le Dieu de nos pères

    N'est-il pas notre Dieu toujours ?

    Servons-le dans les jours prospères

    Comme ils firent aux mauvais jours;

    Et, vaillants comme ils surent l'être,

    Nourris comme eux du pain des forts,

    Donnons notre vie à ce Maître

    Pour lequel nos aïeux sont morts.

  • Dans quel granit, ô mes Cévennes,

    Fut taillé ce peuple vainqueur ?

    Quel sang avaient-ils dans les veines ?

    Quel amour avaient-ils au cœur ?

    L'Esprit de Christ était la vie

    De ces pâtres émancipés,

    Et dans le sang qui purifie

    Leurs courages étaient trempés.

  • O vétérans de nos vallées,

    Vieux châtaigniers aux bras tordus,

    Les cris des mères désolées,

    Vous seuls les avez entendus.

    Suspendus aux flancs des collines,

    Vous seul savez que d'ossements

    Dorment là-bas dans les ravines,

    Jusqu'au grand jour des jugements.

  • Redites, grottes profondes,

    L'écho de leurs chants d'autrefois ;

    Et vous torrents, qui, dans vos ondes,

    Emportiez le bruit de leur voix.

    Les uns, traqués de cime en cimes,

    En vrais lions surent lutter ;

    D'autres - ceux-là furent sublimes -

    Surent mourir sans résister.

  • Salut montagnes bien aimées, Pays sacré de nos aïeux. Vos vertes cimes sont semées, De leurs souvenirs glorieux. Élevez vos têtes chenues Espérou, Bougès, Aigoual. De leur gloire qui monte aux nues, Vous êtes que piédestal. Refrain Esprit qui les fit vivre, Anime leurs enfants Anime leurs enfants Pour qu'ils sachent les suivre.
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